Pas évident, d'enseigner en chinois avec la traduction simultanée !vendredi 6 juin 2008
L'analyse de sujets "spéciaux" par des économistes
Les économistes utilisent souvent leur méthodologie rigoureuse pour s'intéresser à toutes sortes de sujets :
L'économie de l'amour ;
La prostitution et le mariage ;
L'économie de l'extase ;
Et on pourrait ajouter des textes sur les taxes sur le tabac et l'obésité, le prix de l'essence et l'obésité, etc...
L'économie de l'amour ;
La prostitution et le mariage ;
L'économie de l'extase ;
Et on pourrait ajouter des textes sur les taxes sur le tabac et l'obésité, le prix de l'essence et l'obésité, etc...
Des chroniques très intéressantes
Sur d'autres blogs, une sélection de chroniques économiques sur des sujets d'actualité :
La hausse mondiale des prix des aliments;
Les prix de l'essence;
L'économie des clubs de danseuses;
La hausse mondiale des prix des aliments;
Les prix de l'essence;
L'économie des clubs de danseuses;
jeudi 5 juin 2008
dimanche 25 mai 2008
mardi 8 avril 2008
On triche dans les supermarchés !
Récemment, le Journal de Montréal publiait un article intitulé "On triche dans les supermarchés" (18 mars 2008). Le président de l’Association des détaillants en alimentation (ADA), M. Florent Gravel, s'y plaignait que des détaillants ne respectent pas la réglementation québécoise sur le nombre d'employés en dehors des heures d'ouverture "normales" des commerces.
Pour comprendre la sortie publique de Florent Gravel, il faut retourner à l'économiste Mancur Olson et à son livre "The logic of collective action" (Harvard University Press, 1971, ISBN-13: 978-0674537514).
L’Association des détaillants en alimentation produit des biens publics pour ses membres, c'est-à-dire des biens pour lesquels on ne peut pas exclure un resquilleur.
Le bien auquel M. Gravel s'intéresse ici est la limitation des heures d'ouverture et de la concurrence, qui permet d'augmenter les profits des membres par une baisse des coûts. Individuellement, chaque détaillant est incité à ouvrir plus longtemps et à employer suffisamment de personnes pour satisfaire la clientèle. Lorsque tous le font, les clients sont heureux, mais les détaillants font moins de profits.
Il y a deux solutions possibles à ce jeu entre les firmes.
Premièrement, elles peuvent tenter de former un cartel. Mais les cartels sont illégaux et ... instables. En effet, chacun a intérêt à tricher en profitant de la réduction de la concurrence pour augmenter la sienne.
Deuxièmement, les firmes peuvent former une association, financée par ses membres, qui fera du lobbying afin d'obtenir une loi qui contraindra tout le monde à réduire la concurrence. D'où la loi sur les heures d'ouverture. Évidemment, lorsque l'on produit un tel bien public, il faut policer l'entente afin d'éliminer le resquillage. Si le gouvernement le fait, par la coercition, tout est réglé.
Surprise : le gouvernement, par ses règlements, est sans doute responsable de la création et du maintien des plus importants cartels dans l'économie.
Pour comprendre la sortie publique de Florent Gravel, il faut retourner à l'économiste Mancur Olson et à son livre "The logic of collective action" (Harvard University Press, 1971, ISBN-13: 978-0674537514).
L’Association des détaillants en alimentation produit des biens publics pour ses membres, c'est-à-dire des biens pour lesquels on ne peut pas exclure un resquilleur.
Le bien auquel M. Gravel s'intéresse ici est la limitation des heures d'ouverture et de la concurrence, qui permet d'augmenter les profits des membres par une baisse des coûts. Individuellement, chaque détaillant est incité à ouvrir plus longtemps et à employer suffisamment de personnes pour satisfaire la clientèle. Lorsque tous le font, les clients sont heureux, mais les détaillants font moins de profits.
Il y a deux solutions possibles à ce jeu entre les firmes.
Premièrement, elles peuvent tenter de former un cartel. Mais les cartels sont illégaux et ... instables. En effet, chacun a intérêt à tricher en profitant de la réduction de la concurrence pour augmenter la sienne.
Deuxièmement, les firmes peuvent former une association, financée par ses membres, qui fera du lobbying afin d'obtenir une loi qui contraindra tout le monde à réduire la concurrence. D'où la loi sur les heures d'ouverture. Évidemment, lorsque l'on produit un tel bien public, il faut policer l'entente afin d'éliminer le resquillage. Si le gouvernement le fait, par la coercition, tout est réglé.
Surprise : le gouvernement, par ses règlements, est sans doute responsable de la création et du maintien des plus importants cartels dans l'économie.
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