vendredi 2 juillet 2010

Factoryocracy

De Don Boudreau, une perle sur le secteur manufacturier : Factoryocracy

Liberdade

Un magnifique clip sur la liberté. En portugais-brésilien : http://www.il-rs.org.br/site/info/det_multi.php?recordID=185

vendredi 12 juin 2009

Smith avait compris comment les salaires sont déterminés

Quoiqu'en disent les promoteurs de l'équité salariale, un salaire "juste" n'existe pas. Un salaire est un prix et sa fonction est d'équilibrer l'offre et la demande dans un marché. Un bel exemple, venant de l'Australie : http://www.strategypage.com/htmw/htsub/articles/20090609.aspx

mercredi 19 novembre 2008

Let Detroit Go Bankrupt!

Enfin, quelqu'un qui réfléchit un peu, avant de suggérer de gaspiller l'argent des contribuables :

Et un blog intéressant, sur l'industrie automobile sans les constructeurs américains.

mercredi 22 octobre 2008

Le mythe des retombées économiques

Un ajout à la dernière édition de Mankiw/Belzile, chapitre 14 (Principes de macroéconomie)

Un des mythes les plus enracinés dans la population concerne le bienfait économique des guerres. Après tout, le plein-emploi du milieu des années 1940 a suivi la Grande dépression des années 1930. Que faut-il en penser ?
Cet argument est celui des retombées économiques et il est généralement fallacieux. Toute dépense des gouvernements génère des retombées : en effet, si le gouvernement me donne 100 $, j'en dépense une partie. Quelqu'un d'autre recevra donc de l'argent et dépensera plus, etc.. C'est d'ailleurs le principe du multiplicateur, que l'on examinera dans le prochain chapitre. Le gouvernement devrait-il alors dépenser le plus possible pour augmenter la richesse collective ? La plupart des économistes répondraient sans doute "non", car il y a un coût d'opportunité à chacune des dépenses du gouvernement : éventuellement, quelqu'un devra payer pour ces dépenses, sous forme de taxes et d'impôts. En effet, les recettes fiscales proviennent de nos poches. Elles réduisent le revenu disponible des ménages et les dépenses privées. Si les dépenses du gouvernement représentent un fort pourcentage du PIB, les dépenses privées n'en seront que plus faibles.
Les guerres sont-elles bénéfiques pour l'économie ? Si le PIB réel canadien a fortement augmenté entre 1914 et 1918, puis entre 1940 et 1945, c'est parce que le gouvernement a augmenté ses dépenses sans augmenter les taxes. Il a donc diminué son épargne (T - G) et son solde budgétaire. Autrement dit, il a augmenté ses dépenses et remis l'augmentation des impôts à plus tard. Une telle politique stimule l'économie à court terme, mais quelqu'un devra payer un jour pour cette hausse des dépenses. À titre d'exemple, le ratio (dette fédérale / PIB) était d'environ 125 % en 1946, suite à la Seconde guerre mondiale : la génération d'après 1945 a été lourdement taxée en raison de l'endettement du gouvernement.
La conclusion est claire : à chaque fois que le gouvernement envisage de nouvelles dépenses, on devrait se demander si la valeur des ressources utilisées est inférieure ou supérieure à la valeur de ce qu'il produit. Un programme par lequel le gouvernement embauche la moitié des chômeurs pour creuser un immense trou, et l'autre moitié pour le remplir, sans augmenter tout de suite les impôts, fait augmenter la demande agrégée et le PIB. Même chose pour une guerre. Mais ces dépenses ne produisent rien d'utile. D'un autre côté, des dépenses publiques en infrastructures, en éducation, en recherche et développement auraient le même impact sur le PIB, tout en augmentant la productivité et le niveau de vie à long terme. Même chose pour une réduction des impôts. Et ces derniers choix augmentent le bien-être, ce qui n'est pas le cas de la guerre.

samedi 6 septembre 2008

L'économie US est-elle en récession ?








Mise à jour d'un blog de juin passé :


On entend (ou on lit) ces jours-ci des commentaires contradictoires sur l'état de l'économie US. Est-elle ou non en récession ?

Rappelons la définition habituelle d'une récession : une période d'au moins 2 trimestres d'affilé avec une croissance négative du PIB réel.

Même si elle est anémique, la croissance est légèrement positive jusqu'à date. Regardez le graphique ci-haut, tiré de la revue National Economic Trends, de la Fed de St-Louis d'août 2008. Remarquons qu'il est possible que la croissance soit négative au 3e trimestre (qui commençait le 1er juillet), ainsi qu'au trimestre suivant, mais on n'a pas encore les chiffres. Donc, ils sont peut-être en récession, mais on ne le saura qu'à l'hiver.

Dans les faits, les économies européennes semblent plus mal en point que l'économie américaine. Voir à ce propos le tableau , tiré de la revue The Economist du 6 septembre 2008. On y voit, en haut et à gauche, que la croissance du dernier trimestre dans la zone euro est négative.

Notons aussi que, en raison de la croissance naturelle de la main-d'oeuvre et de celle de la productivité, dès que la croissance économique tombe sous un certain niveau (au Canada, environ 2,5 % en moyenne), le taux de chômage augmente, même si la croissance reste positive. Un taux de chômage à la hausse n'est donc pas nécessairement l'indice d'une récession.